Une femme enlace un âne dans un pré

Ici, on vit

La ferme thérapeutique

Il existe des périodes où l'on ne trouve pas le repos… où l'on a besoin d'un lieu suffisamment différent pour que quelque-chose puisse enfin bouger.

Pourquoi avoir mis 5 ans à construire une ferme au milieu de nulle part ?
C'est vrai, il aurait été bien plus simple de vous recevoir dans un cabinet, quelques heures.

Pourquoi des chambres ? Pourquoi des animaux ?
Pourquoi proposer de quitter son quotidien ?

Peut-être parce qu'il est difficile de regarder différemment ce que l'on voit tous les jours. Peut-être parce que la nature autorise. Peut-être parce que les animaux reflètent sans mentir.

Les Heures Etoilées changent à chaque instant, la vie y trouve son chemin : le plus juste, le plus adapté au moment. Les animaux ne calculent pas. Ils sont là, simplement, libre d'aller et venir.

La maison et son étang vus depuis la rive
Trois personnes marchent dans un pré avec un âne

La ferme thérapeutique est un lieu de rencontre(s). C'est vous qui choisirez celles que vous souhaitez faire. Avec vous-même, avec d'autres… ou même les deux.

L'histoire

Parfois, les choses avancent non pas comme on voudrait… Mais comme elles le doivent, parce que c'est le bon chemin.

C'est comme ça que les Heures Étoilées sont nées.
J'aménageais un lieu, une simple habitation. Et puis un jour, elle s'est imposée à moi : j'avais construit une ferme thérapeutique sans même le vouloir.

Bien sûr il y a la construction, les normes à respecter, les choix à faire … Mais discrètement, sans que je ne m'y attende, le lieu m'a emmené sur une route que je n'avais pas imaginée. Comme souvent dans la vie, c'est en acceptant de quitter le plan prévu que l'on arrive exactement là où l'on devait être : là où nous sommes à notre place.

L'arbre étoilé gravé dans le cuir d'une porte
Le livre « Les Heures Étoilées de l'Humanité » posé sur une étagère

Les Heures Étoilées ?

Certaines heures passent. D'autres changent une vie.

En 2001, j'ai découvert Les Heures Étoilées de l'Humanité, de Stefan Zweig. Je l'ai lu, relu, offert et encore offert. Et depuis ce jour, je sais que si j'ouvrais un jour un lieu, quel qu'il soit, je l'appellerai Les Heures Étoilées.
Le livre raconte plusieurs histoires vraies : la fin de la bataille de Waterloo, la chute de Constantinople, l'écriture par Haendel de son Messie, entre autres. Toutes ont un point commun : leur personnage central se retrouve confronté à un instant particulier. Un instant où, d'une manière ou d'une autre, son destin se joue.
Une décision. Une rencontre. Une prise de conscience.
Une heure qui aurait pu être comme les autres, mais qui finalement, fait tout basculer.
Peut-être êtes-vous arrivé ici pour l'une d'elles ?

Le saule pleureur se reflète dans l'étang
Deux personnes préparent le repas dans la cuisine
La maison éclairée à la tombée de la nuit

La maison

Peut-être que c'est en vivant dans un ailleurs… que l'on peut se retrouver.

Une maison c'est là où l'on a décidé de vivre.
Certain.es, comme moi, ont la chance de la bâtir, d'autres pas. Mais tous.tes l'habitent ou y passent, chacun à sa manière …
Une maison, quand on la fait soi-même, ça prend du temps, on fait des fausses routes, on change les plans, on recommence et puis … elle apparaît, enfin à votre image.

Celle-ci est faite pour recevoir, accueillir, se rencontrer, partager ce que chacun.e apporte. Vous y vivrez quelques temps, si vous le souhaitez.
Nous partagerons les repas et, suivant vos talents et vos envies, nous cuisinerons ensemble, papoterons, jouerons, rirons, …

Une personne se blottit contre un âne dans le pré

Les animaux

Ici, les animaux ne sont pas là pour vous aider… Pourtant, c'est ce qu'ils font le mieux.

Les animaux ne jugent pas.
Ils vivent sans chercher à être quelqu'un d'autre. Ils sont simplement eux-mêmes, et ils sont bien comme ça. Chacun possède son caractère et, comme les autres habitants du lieu, ils donnent ce qu'on leur apporte.

Le soleil traverse le feuillage

" Le lieu est magnifique, la nature omniprésente, le vivant partout ! Un endroit où tout paraît simple" - Saliha

Le saule et l'étang au petit matin

La nature

Ici, on laisse faire la nature.
Bien sûr, nous la guidons parfois, mais le moins possible.
On la laisse trouver son chemin.

C'est en lui faisant confiance, en la contrôlant le moins possible qu'elle nous donne le meilleur.

Depuis mon arrivée, les espèces se sont multipliées, les équilibres se sont renforcés, le lieu s'est enrichi de lui-même. La nature nous rappelle qu'il existe une autre manière de grandir : sans forcer.

Feuillage à contre-jour

La vie partout

Le vivant au centre

Le potager

Ici, on ne cultive pas seulement la terre. On cultive aussi la patience.

Si vous le souhaitez, vous pourrez nous aider au potager ou aux serres.

Travailler la terre, semer, couper et récolter les fruits … Des gestes simples qui rappellent que tout changement demande du temps. Se poser, voir la vie se transformer, grandir et puis donner ses fruits parfois … C'est souvent bien plus enrichissant que ce à quoi on s'attendait.

Questions fréquentes

Oui, pendant toute la durée du séjour, la chambre que vous aurez choisie est entièrement vôtre, vous pouvez y faire ce que bon vous semble, sans aucune limite en sachant que vous en aurez la responsabilité.

Ce que vous voulez. Là encore, c'est votre responsabilité.

Bien sûr, quelques règles s'appliquent, comme ne pas fumer dans la maison ou ne pas nuire aux personnes qui y vivent. Mais chacun·e est libre de faire ce qu'il·elle souhaite : participer ou non à la vie quotidienne, aider ou rester seul·e, profiter du lieu à sa manière…

Bien que nous visions l'autonomie, nous avons l'électricité et internet :), une machine à laver le linge et la vaisselle, etc.

Les Heures Étoilées ont été conçues comme je conçois mon accompagnement : favoriser l'autonomie et libérer des contraintes extérieures. Nous produisons notre électricité, le bois de chauffage vient du terrain, l'eau est issue d'un puits, une partie de la nourriture est produite par nous-mêmes et nous recyclons l'essentiel de nos déchets.

Tout cela ne nous empêche pas de maintenir un niveau de confort tout à fait « normal » en plus d'être dans un cadre exceptionnel.

Oui. Tous sont habitués aux humains et aucun n'est — normalement — autorisé à entrer dans vos chambres.

Cependant, ils ne peuvent donner que ce qu'ils sont et ne restent ici que parce qu'il existe un « contrat » entre nous : nous en prenons le plus grand soin, et chacun·e respecte ce contrat.

Ce sont aussi des miroirs : ils donnent ce qu'on leur apporte. C'est vous qui décidez de ce que vous leur apporterez.

Oui. Le lieu n'est pas un simple décor. La relation au vivant, aux animaux et aux rythmes naturels participe pleinement à l'accompagnement. Elle peut aider à se retrouver, à ressentir autrement et à choisir, pour soi-même, une direction plus juste.

Ce qui est proposé aux Heures Étoilées s'inspire notamment de la psychothérapie institutionnelle, développée entre autres par François Tosquelles et Félix Guattari.

L'idée est que le lieu et les interactions qui y naissent participent eux aussi au processus d'accompagnement. La vie quotidienne a une valeur thérapeutique. La parole circule. Chaque personne est considérée comme un sujet à part entière, et non comme un simple diagnostic.

Le lieu, les personnes qui y vivent et tout ce qui s'y passe restent ainsi vivants et participent, chacun à leur manière, à l'accompagnement.

Écrivez-nous : lesheuresetoilees@gmail.com

Un lieu se découvre aussi en le rencontrant.

Rencontrer le lieu

Le témoignage
de Saliha

Je suis venue à la ferme thérapeutique des heures étoilées pour un séjour d'une semaine fin février 2026 puis en avril 2026 parce que je n'allais vraiment pas bien.

Dès ce début d'année 2026 et en plein hiver, j'étais dans un état d'épuisement physique et psychologique à la limite du « burn-out » et un peu perdue dans ma vie ; j'avais besoin d'une aide, d'un « guide », d'un accompagnement pour aller mieux et surtout pour transcender un trauma intime enfoui en moi depuis de nombreuses années.

Je me devais de réagir pour sortir de ma déprime ; ma volonté de changement a été un déclic, j'avais besoin d'une thérapie personnelle et adaptée à mes problèmes, j'étais prête pour affronter mes peurs et à me sentir vivante pour ne plus subir.

J'ai 52 ans et au cours de ma vie, suite à des traumas intimes et à un grave accident de cheval, j'ai consulté tous types de thérapeutes plus ou moins formels mais sans résultats probants sur le long terme (sans doute que mon cerveau n'était pas prêt ni mon corps).

Alain m'accueille en compagnie de ses 2 chiens Nova et Tuto ; nous entrons dans le salon de la maison chaleureuse avec vue sur l'étang ; tisane chaude et réconfortante ; je me sens tout de suite à l'aise et en confiance et là, tout en discutant naturellement, je comprends que la séance débute.

Le lieu est magnifique et apaisant, la nature est omniprésente (étangs, bois, chant des oiseaux) ainsi que la présence d'animaux (chiens, chats, ânes, chevaux, chèvres, canards et poules) ; le vivant partout !
Endroit où je me sens tranquille, sans la pression du temps (pas d'horloge, pas de stress), sans jugement des autres où tout paraît simple.

Alain pratique différentes méthodes thérapeutiques chaque jour, en pleine nature et parfois en compagnie des animaux ; c'est assez déstabilisant, je suis vite perturbée (mon cerveau me fait revivre des épreuves douloureuses du passé) mais j'ai confiance et je laisse mes émotions faire « leur travail ».

Je lui parle de mon hypersensibilité et il me rassure en me disant que « ce n'est pas une maladie » et de faire confiance à tous les signaux de mon corps durant la thérapie : pleurs, rêves, cauchemars.
Tous ces ressentis sont là pour réorganiser mon cerveau, le travail se fait petit à petit, patience !

A la ferme des heures étoilées, il y a aussi Arthur, grand connaisseur de la permaculture avec lequel j'ai beaucoup appris sur les semis, les plantes et la biodiversité. Les moments passés ensemble aux jardins potagers et dans la serre ont été forts apaisants et bénéfiques (lâcher prise).

Puis en avril 2026, je suis revenue pour continuer « mon processus de guérison » et surtout affronter ma peur de remonter à cheval suite à un grave accident il y a 13 ans ; et qui a eu un lien direct avec mon divorce (à l'époque, j'étais dans le déni).
Alain a très vite percuté et compris le cœur du problème, après plusieurs séances en amont en compagnie de son cheval Furia, il m'a proposé de rencontrer Alice (L'écurie d'Antoine et Alice), enseignante et formatrice équestre, qui, par sa bienveillance, sa douceur et ses approches, permettent de mettre en lien le cavalier et le cheval sur différents aspects. Pour ma part, sur les plans psychique et émotionnel. Alice a su me mettre en confiance petit à petit avec son cheval Houmo, à lâcher prise, à dépasser ma peur puis à prendre moi-même la décision de remonter à cheval ! Ce fut un réel plaisir et un chamboulement à l'intérieur de mon corps comme un soulagement. Merci Alice et Houmo.

Pour conclure, la ferme thérapeutique est un endroit magique, unique et apaisant où l'on ressent le vivant partout. Elle nous ramène à nous, à vivre l'instant présent, à ressentir pleinement et en toute confiance nos émotions. Je dirai un accompagnement humain avec des êtres humains exceptionnels, à l'écoute et sans jugement.
DIRE UN GRAND MERCI, me paraît évident, certes mais il y a beaucoup plus …
Alain, sache que ta rencontre a bouleversé ma vie, tes séances si spéciales, la ferme, les animaux sans oublier Arthur aussi ; tu es arrivé à un moment de ma vie où j'en avais le plus besoin (ce n'est pas un hasard mais le Mektoub).
Tu m'as orienté, voire bousculé avec tes remarques franches et confrontantes pour m'aider à trouver mes propres outils pour transcender mon trauma et mes peurs.

Aujourd'hui, je me sens mieux et plus en accord avec qui je suis, j'ose, je décide, j'affronte, je crois en mes possibilités, même dans les moments les plus difficiles, mon guide c'est moi !

De retour chez nous, Alain reste joignable et disponible, c'est très appréciable car le cerveau cogite encore des semaines et des semaines après la psychothérapie.